Arrecife, un premier contact sans mise en scène
Arrecife n'est pas conçue pour impressionner un visiteur qui vient de poser le pied sur l'île. C'est une ville de travail, port de pêche, avenues sans prétention. Au milieu, deux surprises : le Charco de San Ginés, un petit bassin d'eau de mer entouré de maisons blanches et de terrasses, et le Castillo de San Gabriel, posé sur un îlot relié à la ville par une passerelle. La plupart des visiteurs ne s'y arrêtent pas, pressés de rejoindre Puerto del Carmen ou Playa Blanca. C'est une étape facile à ajouter à l'itinéraire : une heure suffit pour comprendre que Lanzarote n'a pas cherché à ressembler à une destination balnéaire classique.
L'aéroport porte le nom de César Manrique, l'homme qui a le plus marqué l'île, un premier signe de ce qui attend le visiteur. Lanzarote n'a qu'un seul aéroport, contrairement à Tenerife qui doit choisir entre deux : pas de dilemme nord-sud, seulement une comparaison entre les offres à l'aéroport et en centre-ville pour vos dates précises. Prendre la route dès la sortie permet de découvrir l'île dans l'ordre où elle se raconte le mieux : en commençant par ce qui l'a façonnée.
Une île façonnée par le volcan
Entre 1730 et 1736, une série d'éruptions s'est étendue sur près de six ans, une durée rare pour ce type d'activité volcanique. Elle a recouvert environ un quart de l'île de lave et de cendres, enseveli plusieurs villages, et laissé le paysage qu'on traverse aujourd'hui : des champs de lave noire à perte de vue, des cônes volcaniques, des sols qui semblent morts.
Les habitants n'ont pas fui ce paysage : ils ont appris à vivre avec, puis à en tirer parti. Les vignerons ont découvert que la cendre volcanique, le picón, retient l'humidité de la nuit et protège les racines du vent, ce qui a rendu possible une agriculture sur un sol qu'on aurait cru stérile. On le retrouve en roulant : dans les vignes de La Geria, dans le blanc des villages qui tranche sur le noir, dans la façon dont les routes contournent les coulées plutôt que de les effacer.
César Manrique, l'homme qui a refusé de vendre l'île
Dans les années 1960 et 1970, plusieurs îles des Canaries ont construit en hauteur pour loger un tourisme de masse. Lanzarote a pris une autre direction, en grande partie grâce à un seul homme : César Manrique, peintre et architecte né à Arrecife, revenu sur son île natale après avoir vécu à New York. Il a convaincu les autorités locales d'imposer des règles strictes, encore appliquées aujourd'hui : pas de panneaux publicitaires le long des routes, des constructions limitées en hauteur, des façades blanches avec menuiseries vertes ou bleues selon les villages.
Son influence se retrouve concrètement à plusieurs endroits de l'île. Jameos del Agua, une grotte marine qu'il a transformée en espace culturel sans en dénaturer le site. Mirador del Río, une salle panoramique taillée dans la falaise nord, presque invisible depuis l'extérieur. Sa propre maison à Tahíche, construite en partie dans des bulles de lave volcanique, aujourd'hui la Fundación César Manrique. Ce ne sont pas des attractions séparées : elles racontent la même idée, que le paysage volcanique de Lanzarote est une richesse à révéler et non un défaut à masquer.
Le nord : grottes marines et falaises
Le nord de l'île se découvre dans un ordre logique. Jameos del Agua en premier, idéalement à l'ouverture pour éviter les groupes : une grotte marine avec un lac souterrain relié à l'océan par des failles dans la roche, habité par de minuscules crabes blancs et aveugles (Munidopsis polymorpha), une espèce qui a évolué dans l'obscurité et qu'on ne trouve nulle part ailleurs.
À quelques minutes, Cueva de los Verdes : un tunnel de lave d'environ un kilomètre ouvert à la visite, formé par une coulée qui s'est vidée en laissant sa croûte solidifiée. La visite guidée traverse des salles aux formes irrégulières, avec un jeu de lumières qui accentue le relief de la roche.
Mirador del Río termine la journée en fin d'après-midi : perché sur les falaises du nord, il offre une vue sur le détroit qui sépare Lanzarote de l'îlot de La Graciosa. Ouvert de 10h à 17h environ (dernière entrée avant fermeture), autour de 9€ l'entrée adulte, tarifs à vérifier sur cactlanzarote.com avant de partir.
Teguise, le blanc au milieu du noir
Teguise a longtemps été la capitale de Lanzarote, avant qu'Arrecife ne prenne ce rôle au XIXe siècle. Le village a gardé son architecture d'origine : maisons blanches basses, rues étroites pavées, le Castillo de Santa Bárbara qui domine la plaine depuis un ancien cône volcanique. Le dimanche matin, un marché occupe les rues du centre, plus animé et plus local qu'une simple attraction touristique.
C'est ici que le contraste entre le blanc des villages et le noir du volcan se voit le plus nettement : les façades de Teguise se détachent sur un paysage de cendre et de lave qui commence dès la sortie du village. C'est également à proximité, à Tahíche, que se trouve la Fundación César Manrique, la maison de l'artiste construite dans cinq bulles volcaniques reliées entre elles.
Timanfaya, traverser un autre monde
Rien ne prépare vraiment à l'entrée dans le Parc National de Timanfaya. La route qui y mène traverse d'abord des champs de lave sombre et de cendre grise, puis le paysage change d'échelle : environ 300 volcans répartis sur 51 km², certains encore actifs en profondeur. On gare la voiture au parking d'entrée, puis un bus du parc prend le relais pour la Ruta de los Volcanes (obligatoire, inclus dans le billet), seul moyen de traverser cette zone protégée.
La démonstration géothermique près du restaurant El Diablo n'a rien d'un numéro pour touristes : une bûche jetée dans un trou au sol s'enflamme en quelques secondes, la chaleur remontant à travers la roche depuis une lave qui reste à environ 400°C à quelques mètres sous la surface, plus de deux siècles après les dernières éruptions. Le tarif d'entrée a récemment augmenté et la billetterie se fait désormais surtout en ligne : vérifiez les conditions actuelles sur le site officiel avant de partir.
La Geria, cultiver dans la cendre
À la sortie de Timanfaya, le paysage change encore. La Geria est un vignoble qui n'aurait pas dû exister : après les éruptions du XVIIIe siècle, les agriculteurs ont creusé à la main des cratères individuels dans la cendre volcanique, planté un pied de vigne au fond de chacun, et construit un muret de pierres en demi-lune pour le protéger du vent. Des milliers de ces cratères noirs s'étendent à perte de vue, chacun avec son unique pied de vigne au creux de la cendre.
Le principe fonctionne parce que la cendre volcanique retient l'humidité de la rosée nocturne et la restitue aux racines, sur une île qui reçoit très peu de pluie. Plusieurs bodegas, dont El Grifo et La Geria, proposent dégustation et vente directe. Le malvasia blanc qui en résulte est un vin rare, peu distribué en dehors de l'île. Un déjeuner à Yaiza, l'un des villages blancs les mieux préservés de Lanzarote, complète bien cette étape.
El Golfo, le sud et l'océan
La côte ouest poursuit la logique volcanique jusqu'à l'océan. El Golfo est un cratère à moitié effondré dans l'Atlantique : la mer a percé l'une de ses parois, créant un lagon d'un vert intense, la couleur venant d'algues qui prolifèrent dans une eau salée et chaude. À quelques minutes, les Hervideros : des falaises de lave où la mer s'engouffre dans des cavités avec un bruit sourd, particulièrement impressionnant par mer agitée.
Plus au sud, le paysage change une dernière fois. Playa Blanca marque l'entrée dans une zone plus touristique, mais les plages de Papagayo, juste après, restent préservées : cinq criques de sable blanc dans une réserve naturelle, parmi les plus réputées de Lanzarote. On y accède par une piste de terre non asphaltée, avec quelques ornières par endroits : elle peut être parcourue avec prudence, mais mieux vaut surtout vérifier l'état du véhicule et les exclusions prévues par le contrat de location. L'accès coûte 3€ par véhicule à une barrière gérée par le Cabildo de Lanzarote (ouverte de 9h à 19h environ) ; à pied ou à vélo, c'est gratuit.
Louer une voiture à Lanzarote
À Lanzarote, la route ne traverse pas seulement le paysage : elle raconte comment les habitants ont appris à vivre dedans, du noir des champs de lave au vert des cratères plantés de vigne. Rouler d'une région à l'autre, s'arrêter où l'on veut, repartir quand le jour tombe, c'est simplement continuer l'histoire qu'on vient de lire dans le relief.
L'île n'a qu'un seul aéroport, César Manrique-Lanzarote (ACE), plus simple que Tenerife qui doit choisir entre deux aéroports. Comparez malgré tout les offres entre l'aéroport et le centre-ville pour vos dates : ce n'est pas systématiquement l'un ou l'autre qui revient moins cher.
Les loueurs présents à l'aéroport d'Arrecife
Selon Aena, gestionnaire de l'aéroport, plusieurs enseignes disposent d'un comptoir à l'aéroport César Manrique-Lanzarote, réparties entre les terminaux T1 et T2 : AutoReisen, Cabrera Medina, CICAR, Europcar, Goldcar, Hertz, OK Mobility, Payless, Sixt et TopCar. Cette liste peut évoluer, vérifiez les enseignes disponibles au moment de votre réservation.
Avis et Record Go ne figurent pas dans cette liste : selon sa fiche DiscoverCars et plusieurs avis, Avis fonctionne depuis une agence à San Bartolomé, rejointe en navette, et l'emplacement de Record Go est à vérifier dans votre réservation. Une navette n'est pas rédhibitoire sur une île aussi compacte, mais elle ajoute souvent une attente à l'arrivée, ce qui compte avec des enfants ou un vol tardif.
Notre premier choix est Cicar : la meilleure note de l'aéroport sur un volume solide, un comptoir au terminal et des conditions simples. AutoReisen et Hertz sont les meilleures alternatives. TopCar et Avis ne valent le coup que si leur prix est nettement plus bas, et nous ne privilégierions pas Goldcar.
Méthode : notes et nombres d'avis relevés le 4 novembre 2026 dans le classement des agences de l'aéroport de Lanzarote publié sur les fiches DiscoverCars (par exemple celle d'Avis). Ces notes concernent les agences de l'aéroport de Lanzarote, pas les enseignes dans leur ensemble ; les compteurs varient légèrement d'une page à l'autre. AutoReisen, OK Mobility, Payless et Cabrera Medina n'y sont pas notés. Les conditions citées sont celles des offres DiscoverCars ou des sites des loueurs, comme indiqué : elles peuvent différer selon le canal de réservation. Lorsque les avis détaillés étaient accessibles, nous avons retenu uniquement les remarques qui reviennent chez plusieurs clients ; un témoignage isolé décrit un cas, pas une règle. Une note élevée sur peu d'avis pèse moins qu'une note proche sur des milliers. Ces notes donnent un indicateur, pas une garantie. Nous n'avons pas loué chez ces enseignes, et nos verdicts ne dépendent pas des commissions d'affiliation.
À privilégier
Pour qui : location sans mauvaise surprise, familles et retrait direct au terminal. Points positifs : 9,1/10 sur 701 avis, la meilleure note de l'aéroport sur un volume solide ; comptoir dans le terminal T1 selon sa fiche. Via DiscoverCars, l'offre consultée inclut une assurance collision sans franchise, un dépôt pour le carburant et jusqu'à trois conducteurs additionnels gratuits. En direct, les conditions de Cicar prévoient une assurance tous risques sans franchise, des conducteurs additionnels gratuits et une caution limitée au carburant. Prix final, assurance, franchise, dépôt et conditions d'annulation peuvent différer d'un canal à l'autre : comparez les conditions complètes, pas seulement le prix affiché. Les cartes acceptées ne sont précisées dans aucune des deux sources. Les clients citent surtout un personnel aimable et un retrait rapide. Points de vigilance : plusieurs clients signalent un véhicule différent de la réservation ou en état moyen, quelques-uns une attente au retrait ou l'absence d'état des lieux contradictoire. Mon conseil : réservez en priorité chez lui, en comparant l'offre directe et celle du comparateur, et faites constater les dommages existants au départ, même si personne ne vous le propose.
Bons compromis
Pour qui : voyageurs qui veulent éviter une caution, et ceux qui n'ont pas de carte de crédit, sous réserve de confirmation. Points positifs : présent à l'aéroport selon Aena ; sa fiche sur le site officiel du tourisme de Tenerife présente comme conditions habituelles des prix tout compris, sans caution et sans paiement d'avance. L'absence de caution ne veut pas dire que toutes les cartes sont acceptées : un loueur peut tout de même exiger une carte de crédit au nom du conducteur. Sur Trustpilot, l'entreprise obtient 4,9/5 sur un très gros volume, et une bonne part des avis visibles concerne justement Lanzarote, mais cette note n'est pas propre à l'agence de l'aéroport. Points de vigilance : AutoReisen n'est pas noté sur DiscoverCars à Lanzarote, et aucune source consultée ne précise les cartes acceptées. Mon conseil : comparez son prix total avec celui de Cicar, et faites confirmer par écrit l'absence de caution et, si vous n'avez qu'une carte de débit, qu'elle sera acceptée pour votre offre.
Pour qui : retrait direct au terminal, et arrivée tardive grâce à sa boîte à clés pour le retour. Points positifs : 8,5/10 sur 129 avis, un volume modeste ; comptoir dans les terminaux T1 et T2 et boîte à clés selon sa fiche. Plusieurs clients saluent un personnel aimable et un retrait rapide. Points de vigilance : les avis détaillés visibles sont peu nombreux ; quelques clients citent une vente d'assurance au comptoir ou un parking difficile à trouver de nuit. Mon conseil : une valeur sûre si Cicar est complet ; vérifiez la caution, la franchise et la carte exigée pour votre catégorie avant de réserver.
Intéressants uniquement si moins chers
Pour qui : budget serré, si vous avez du temps à l'arrivée. Points positifs : 8,6/10 sur 3 152 avis, le plus gros volume de l'aéroport ; bureaux dans les terminaux T1 et T2 selon sa fiche. Le retrait et le retour rapides, l'amabilité du personnel et les prix reviennent souvent. Points de vigilance : des véhicules abîmés ou sales et des dommages non notés au départ sont un reproche récurrent dans les avis consultés, tout comme les files d'attente, une caution débitée plutôt que bloquée, des remboursements lents, une pression sur l'assurance et des voitures différentes de la réservation. Mon conseil : choisissez-le seulement si l'économie est réelle face à Cicar ; filmez la voiture et vérifiez si la caution sera bloquée ou débitée.
Pour qui : voyageurs sans contrainte d'horaire, si le tarif est intéressant. Points positifs : 8,0/10 sur 144 avis ; quelques clients citent un retour rapide, un véhicule neuf et une caution vite remboursée. Points de vigilance : selon sa fiche et plusieurs avis, l'agence est hors aéroport, avec une navette jugée peu fréquente ou difficile à trouver ; plusieurs clients citent aussi une attente, des rayures non notées et une pression sur l'assurance. Mon conseil : à éviter avec des enfants fatigués ou un vol tardif ; à prix proche, Cicar ou Hertz au terminal sont plus simples.
À réserver aux voyageurs avertis
Pour qui : voyageurs sans carte de crédit, prêts à payer une couverture du loueur. Points positifs : présent à l'aéroport selon Aena ; ses conditions officielles permettent de louer avec une carte de débit, à condition de souscrire l'une de ses couvertures optionnelles (voir l'encadré ci-dessus). Points de vigilance : nous n'avons trouvé ni note ni avis détaillés propres à son agence de Lanzarote : impossible d'en tirer une tendance, et nous ne lui attribuons pas les avis de ses autres agences. Mon conseil : intégrez le prix de la couverture obligatoire dans votre comparaison ; c'est souvent elle qui fait la différence de prix final.
Nous ne le privilégierions pas
Pour qui : uniquement les voyageurs avertis, en cas d'écart de prix important. Points positifs : comptoir dans la zone des loueurs, à la sortie des arrivées, selon sa fiche ; des clients saluent un retrait rapide, un personnel aimable et des prix bas. Points de vigilance : 7,1/10 sur 1 632 avis, la note la plus basse du classement. L'offre DiscoverCars consultée affiche une franchise de 2 300 € et un dépôt pour le carburant. Dans les avis, la vente d'assurance au comptoir est un reproche récurrent, souvent malgré une couverture déjà achetée, tout comme l'état des véhicules, l'attente, des litiges sur des dommages ou le carburant et des cartes refusées pour la caution. Mon conseil : si vous le choisissez, sachez exactement ce que couvre votre assurance et ce que vous risquez avec une franchise de ce niveau.
Trop peu d'avis pour trancher
Europcar obtient 8,6/10 sur 15 avis et Sixt 7,8/10 sur 38 avis sur DiscoverCars, des volumes trop faibles pour établir une tendance. Record Go affiche 8,3/10 sur 405 avis, mais nous n'avons pas pu consulter sa fiche ni ses avis détaillés, et son emplacement est à vérifier. Payless et Cabrera Medina sont référencés par Aena, sans note exploitable trouvée. Ces enseignes peuvent être comparées si leur tarif est intéressant, mais les données disponibles ne permettent pas de les classer face à Cicar.
Deux points de vigilance
Certains comptoirs peuvent proposer avec insistance leur propre assurance complémentaire au guichet. Si vous avez déjà une assurance franchise valide, vous n'êtes pas obligé de souscrire celle du loueur : arrivez avec votre attestation imprimée et présentez-la si le comptoir insiste. Autre point à vérifier avant de partir sur la piste de Papagayo : de nombreux contrats excluent les dommages survenus sur route non asphaltée (voir plus haut).
Une location simple et rassurante : Cicar, au terminal, avec 9,1/10 sur 701 avis DiscoverCars et une assurance sans franchise en réservation directe ; comparez les conditions complètes entre réservation directe et comparateur.
Pour économiser : regardez d'abord Cicar et AutoReisen, souvent compétitifs une fois l'assurance comprise ; TopCar seulement si l'écart reste net, en filmant la voiture.
Sans carte de crédit : ne confondez pas trois choses : l'absence de caution, l'acceptation d'une carte de débit et les conditions imposées pour louer avec. AutoReisen annonce une location sans caution et Cicar ne prévoit qu'une caution pour le carburant, mais aucun des deux ne précise les cartes acceptées dans nos sources : obtenez une confirmation écrite pour votre offre. OK Mobility est le seul à indiquer clairement qu'une carte de débit est possible, à condition de payer l'une de ses couvertures.
En famille : Cicar, pour son comptoir au terminal et ses conducteurs additionnels gratuits. Les routes de l'île ne demandent pas de SUV : choisissez la taille selon les passagers et les bagages. Une compacte convient à un couple ou à une petite famille avec peu de bagages ; à cinq avec des valises, prévoyez un break, un monospace ou un SUV pour le coffre et le confort.
Retrait direct à l'aéroport : Cicar, Hertz, TopCar et Goldcar ont un comptoir au terminal ; Avis passe par une navette.
Seulement si moins chers : TopCar et Avis. Vigilance particulière : Goldcar, pour sa franchise élevée et la pression sur l'assurance, et OK Mobility, faute d'avis à Lanzarote.
⚠️ Prix observés lors de nos recherches, à titre indicatif uniquement. Les tarifs varient selon la saison, le loueur, la durée et la disponibilité. Comparez sur DiscoverCars pour le prix actuel.
Comparez les loueurs présents à l'aéroport d'Arrecife et vérifiez leurs conditions avant de réserver.
Comparer sur DiscoverCars → Comparer sur Carigami →Prix indicatifs de location à Lanzarote
| Catégorie | Basse saison | Haute saison | Loueurs à comparer |
|---|---|---|---|
| Citadine | 75 à 130 € | 190 à 360 € | CICAR / AutoReisen / Hertz |
| Compacte | 100 à 165 € | 240 à 410 € | CICAR / AutoReisen / Hertz |
| SUV compact | 140 à 220 € | 320 à 520 € | CICAR / AutoReisen / Hertz |
⚠️ Ces montants sont indicatifs et issus de recherches antérieures ; ils ne reflètent pas nécessairement les tarifs actuels. Les prix varient selon les dates, la durée, la catégorie du véhicule, le loueur et les garanties incluses. Vérifiez systématiquement le tarif actuel au moment de la réservation. Certaines offres en ville peuvent être moins chères que des offres comparables à l'aéroport, mais ce n'est pas une règle systématique.
Lanzarote sans voiture : ce que l'on choisit de ne pas voir
Lanzarote se visite sans voiture. Les hôtels des zones balnéaires, Puerto del Carmen, Puerto Calero, Playa Blanca, vendent tous des excursions en bus vers Timanfaya, parfois vers La Geria ou le nord de l'île. On y voit l'essentiel des lieux les plus connus, encadré par un horaire fixé par quelqu'un d'autre.
La vraie question n'est pas de pouvoir ou non accéder à l'île, mais ce qu'on accepte de perdre en confiant l'itinéraire à un groupe : l'arrêt improvisé devant un mur de lave qui n'était pas au programme, la possibilité d'arriver à Jameos del Agua avant les cars, ou de repartir de La Geria seulement après avoir comparé plusieurs bodegas plutôt qu'une seule, au moment fixé par le bus. Sans voiture, on voit Lanzarote par fragments pensés pour beaucoup de monde à la fois. Avec, on choisit soi-même l'ordre, le rythme, et ce qui mérite qu'on s'y attarde.
Un séjour de cinq ou six jours dans un hôtel du sud, complété par deux ou trois excursions, reste une façon raisonnable de découvrir l'île pour qui ne veut pas conduire. Mais les secteurs les moins reliés aux circuits organisés, le centre agricole autour de La Geria, les villages de l'intérieur comme Teguise en semaine, certaines routes du nord entre les sites principaux, restent plus difficiles à explorer sans un véhicule à soi.
Un road trip en 6 jours à Lanzarote
Lanzarote est petite (845 km²) mais dense en expériences. On peut en faire le tour en 5 ou 6 jours sans se presser, en prenant le temps de s'arrêter aux miradors, de marcher dans la lave, de déjeuner dans les villages blancs de l'intérieur. L'ordre proposé ici suit une logique simple : le nord d'abord, sous terre et sur les falaises, pour entrer dans l'île par ses grottes. Puis Timanfaya, qui montre physiquement ce que les éruptions ont laissé. Puis La Geria, qui montre comment les habitants ont transformé cette même terre en vignoble. Le sud referme la boucle, entre lave, océan et sable clair.
Les endroits où Lanzarote change de visage
Timanfaya
Le parc décrit plus haut, avec son décor de cônes et de coulées traversé en bus depuis le parking d'entrée. Billetterie désormais surtout en ligne : vérifiez les conditions actuelles avant de partir.
Jameos del Agua
La grotte marine aux crabes aveugles décrite plus haut, aménagée par César Manrique. Mieux vaut y arriver à l'ouverture pour éviter les groupes, avec Cueva de los Verdes à quelques minutes.
El Golfo
Le lagon vert décrit plus haut, à cinq minutes des Hervideros où la mer s'engouffre dans la lave. L'un des points où le contraste entre le noir volcanique et la couleur de l'eau se voit le plus nettement.
Plages de Papagayo
Les criques décrites plus haut, dans leur réserve naturelle au sud de l'île. Mieux vaut y aller tôt ou en fin de journée pour éviter l'affluence en haute saison.
Mirador del Río
La salle panoramique de César Manrique, taillée dans les falaises du nord face au détroit de La Graciosa. Ouvert de 10h à 17h environ (dernière entrée avant fermeture), autour de 9€ l'entrée adulte, tarifs à vérifier sur cactlanzarote.com. À combiner avec Jameos del Agua dans la même journée.
La Geria, vignoble volcanique
Le vignoble décrit plus haut, vu depuis ses bodegas : chaque vigne dans son cratère de lave, entouré d'un mur de pierres noires. El Grifo et La Geria proposent des dégustations. Le malvasia blanc de Lanzarote reste un vin rare, peu distribué en dehors de l'île.
Check-list avant de partir à Lanzarote
- ✓Comparer les offres des loueurs présents à l'aéroport et vérifier leurs conditions avant de réserver
- ✓Souscrire une assurance franchise avant de partir
- ✓Vérifier avant le départ quelle carte est exigée pour la caution et la catégorie de véhicule réservée
- ✓Réserver Jameos del Agua en ligne, file d'attente à l'ouverture
- ✓Vérifier les horaires actuels de Timanfaya avant de partir, généralement autour de 9h-17h
- ✓Prévoir 3€ par véhicule pour l'accès à Papagayo (paiement à la barrière)
- ✓Photographier et filmer la carrosserie, les jantes, les vitres et l'intérieur avant de quitter l'agence
- ✓Si vous aimez le vin, prévoir une dégustation ou un achat directement dans une bodega de La Geria
- ✓Récupérer le document de restitution signé avant de quitter l'agence
Spécialités à découvrir à Lanzarote
À Lanzarote, même la table raconte la terre : les papas arrugadas poussent dans le même sol volcanique que les vignes de La Geria, le mojo local reprend le piment cultivé sur l'île, et le malvasia qui l'accompagne vient des cratères traversés plus tôt dans la journée. Les villages de l'intérieur, loin des zones hôtelières du sud, restent souvent l'endroit où la retrouver sous sa forme la plus locale.
Papas arrugadas & mojo
Même base qu'à Tenerife, mais le mojo de Lanzarote a sa propre personnalité, plus épicé, souvent avec du piment de la terre volcanique. Dans chaque restaurant local, le mojo maison varie d'une maison à l'autre.
Vieja à la plancha
Le poisson emblématique des Canaries, perroquet de mer grillé à la plancha, servi avec papas arrugadas et mojo. À Arrecife au bord du port, plusieurs restaurants de poissonniers locaux servent la pêche du matin.
Malvasia de La Geria
Le vin blanc de Lanzarote, cépage malvasia cultivé dans les cratères de lave. Doré, aromatique, légèrement minéral. Peu distribué en dehors de l'île ; plusieurs bodegas de La Geria proposent la vente directe.
Cabrillas al mojo
Des petits escargots de mer mijotés dans un mojo épicé, spécialité locale qu'on trouve plus facilement dans les bars de villages comme Teguise que sur le front de mer touristique. Souvent servis avec du pain et un verre de malvasia.
Informations pratiques
Comment arriver
- →Aéroport César Manrique d'Arrecife (ACE)
- →Vols directs depuis Paris, Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux
- →Un seul aéroport, plus simple que Tenerife
- →Comparez aéroport et ville, ce n'est pas toujours l'un ou l'autre qui est moins cher
Quand y aller
- →Toute l'année, soit 20 à 26°C selon la saison
- →Hiver européen = haute saison et prix élevés
- →Mai-juin et septembre : idéal, moins cher, moins bondé
- →Vent fort possible, l'Alisio souffle régulièrement
Routes & conduite
- →Routes principales en très bon état
- →Piste vers Papagayo : 3€ par véhicule, non asphaltée ; vérifiez son état et les conditions de votre contrat avant de vous y engager
- →Pas de ZTL, conduite simple
- →L'île est compacte, mais les temps de trajet varient selon les secteurs.
Budget
- →Hébergement : 50 à 100€/nuit hors complexes hôteliers
- →Restaurant local : 15 à 22€/personne
- →Carburant : ~1,45€/L (moins cher qu'en France)
- →Timanfaya et Jameos del Agua : tarifs récemment revus à la hausse, vérifiez les prix actuels sur cactlanzarote.com
Comparez les offres disponibles à Lanzarote et vérifiez les conditions avant de réserver.
Comparer les offres sur DiscoverCars →Questions fréquentes
Faut-il louer une voiture à Lanzarote ?
Un séjour organisé autour d'un hôtel avec une excursion Timanfaya en bus permet de voir une partie de l'île. Mais plusieurs sites majeurs restent difficiles d'accès sans véhicule : Jameos del Agua, El Golfo, Papagayo en dehors des heures d'excursion, ou la Route des Vins de La Geria.
Quels loueurs sont présents à l'aéroport de Lanzarote ?
Selon Aena, gestionnaire de l'aéroport, plusieurs enseignes disposent d'un comptoir à l'aéroport César Manrique-Lanzarote (ACE), réparties entre les terminaux T1 et T2 : AutoReisen, Cabrera Medina, CICAR, Europcar, Goldcar, Hertz, OK Mobility, Payless, Sixt et TopCar. Cette liste peut évoluer, vérifiez les enseignes disponibles au moment de votre réservation.
Peut-on louer une voiture à Lanzarote avec une carte de débit ?
Cela dépend du loueur. À titre d'exemple, OK Mobility indique dans ses conditions officielles que le blocage de la franchise n'est possible que sur une carte de crédit : sans carte de crédit, il faut souscrire l'une de leurs couvertures optionnelles pour pouvoir louer avec une carte de débit. Ces conditions sont propres à chaque loueur : vérifiez avant le départ quelle carte est exigée pour la caution et la catégorie de véhicule réservée.
Combien coûte une location de voiture à Lanzarote ?
Les prix varient selon les dates, la durée, la catégorie du véhicule, le loueur et les garanties incluses. À titre indicatif et issu de recherches antérieures : une citadine se loue généralement entre 75 et 130€ en basse saison et entre 190 et 360€ en haute saison. Vérifiez systématiquement le tarif actuel au moment de la réservation.
Peut-on aller à Papagayo avec une voiture de location ?
La piste d'accès aux plages de Papagayo est une piste de terre non asphaltée, avec des ornières par endroits : mieux vaut vérifier l'état du véhicule avant de s'y engager. L'accès en voiture coûte 3€ par véhicule, prélevé à une barrière gérée par le Cabildo de Lanzarote. De nombreux contrats de location excluent les dommages survenus sur des voies non asphaltées : vérifiez ce point dans votre contrat avant de vous y engager.
Les informations de ce guide sont basées sur nos recherches. Les politiques des loueurs, les tarifs et les conditions d'accès aux sites touristiques peuvent évoluer. Vérifiez les conditions de votre réservation et les tarifs actuels avant le départ. Ce guide est rédigé par Oumar.